
La Musique des Mots
Certains projets naissent dans la musique, d’autres dans les mots.
Ici, quelques fragments — paroles, poèmes, haïkus — pour partager des instants et des émotions.
Pour découvrir comment ces mots se mêlent à la musique, explorez mes projets ici : Projets / Actualités
Haikus
Éclaboussures, larmes et ricochets


Nature tranquille
Allongée sous les cigales
mon corps
est un tambour
Nuit chaude d’été
je navigue
dans mon lit
Fatigué
le papillon s’est suicidé
sur un hibiscus

Illusions de Moi
Beauté fatale d’un corps
que personne ne touche
Enlevez-lui le cœur !
L’ultime fatigue !
ne plus dormir,
ne plus jamais dormir
Accoudée à la fontaine
une idée jaillit
de mes yeux

Chemin de Lune
Je mange la lune
à pleine dent
croissant divin
Voyage de tête
dans la lune
romance idéale
Ce soir j’ai envie
je marche au bord de la lune
jusqu’au prochain soleil

I've done the best I can, I loved the more I am,
But It's so vain I'm petrified.
It's tragic human race, confused in empty space,
Enough for me, I wanna fly.
I'm sure I have to do it,
I'm sure It's time to make it.
I'm sure I have to do it,
All right.
Do you remember me, you seemed so close to me,
Another fake, another sign.
It's a magic lovely place, I prayed so much for rest,
But no regrets, I see the light.
I'm sure I have to do it,
All right.
It's a magic lovely place, good bye my angel face
But no regrets, I see the light.
I'm sure I have to do it,
I'm sure It's time to make it.
I'm sure I have to do it,
All right.

Poèmes
Jardin de poèmes / Herbes Folles

Pensées Odieuses
Je regarde l’ombre de ma tête se balancer,
Là, sur les marches froides.
Qu’est-ce qui peut bien la faire aussi ronde ?
Aussi particulièrement rythmique, vagabonde ?
C’est odieux comme la vie est brusque,
C’est aux dieux, qu’ils se pendent aux lustres,
Et rient à gorges empaillées
De nous voir nous évaporer, nous dissiper.
Mes rêves m’attirent vers la dune,
Chaude et repoussante,
Et puisque mon corps est réel et bitume,
Plat et droit,
Ma bouche se lève tel un pont
Et soutient dans ses bras
Tout l’or de Toutankhamon.
Ce que je voudrais dire ne se dit pas,
Mais l’encre de mon bras avance et saigne,
Couleur indolore, mots inodores,
Va, vole, trotte, galope, saute, enjambe,
Suis le chemin fatalité, adresse indiquée,
Et ne t’arrête jamais avant de l’avoir trouvé.


